Le gotha de la régularité au rendez-vous !

À la « grande époque », le Tour de Belgique se présentait comme un feu d’artifice permettant aux ténors belges et étrangers de s’affronter une dernière fois avant le break hivernal.

La version Historique de l’épreuve s’inscrit dans cette tradition et le gotha de la régularité est au départ de l’événement organisé par DG Sport.

Une succession très ouverte

On le sait, les concurrents avaient le choix entre deux catégories. Engagés en Marathon, les équipages les plus aguerris s’expliqueront dès vendredi soir sur une boucle proposant de « solides » difficultés de navigation avant de rejoindre le reste de la meute samedi matin pour effectuer la suite du programme jusqu’à l’arrivée, dimanche à Malmedy.

En l’absence du tenant du titre Dominique Holvoet qui a ralenti ses activités sportives cette saison, les candidats à sa succession se pressent au portillon. Pour certains, il s’agirait d’un deuxième succès : engagé sur une Porsche 911, Yves Deflandre s’est imposé en 2012 – c’était sur Alfa Romeo avec Robert Rorife alors qu’il est cette fois navigué par Joseph Lambert – tandis qu’Eric Piraux et Catherine Monard ont triomphé en 2015, déjà sur leur Renault 5 Alpine.

Ils – et elle – sont au rendez-vous, face aux cadors de la discipline. Dans le désordre, citons Bernard Jacquet-Yannick Albert (Toyota Celica) toujours aux avant-postes lors des précédentes éditions du Tour, Damien Chaballe-Patrick Lienne (Volvo 122S), Daniel Reuter-Christian Bernard (Porsche 924), Dirk Van Rompuy-Jens Vanoverschlede (MG B GT), Johnny Delhez-Freddy Moors (Ford Escort RS), Raymond Horgnies-Christophe Hayez (Porsche 911), Jacques Evrard-Yves Noelanders (Porsche 911), Eric Michiels-Filip Deplancke (Mercedes 450 SLC), Kurt Vanderspinnen-Bjorn Vanoverschelde (Volvo 142) et autres Gaetan Schoonbroodt-François Gehlen (Ford Escort).

Challenger français

Tous ces tandems belges ont intérêt à se méfier de quelques « visiteurs » au premier rang desquels on trouve les Français Christophe et Anne Baillet. Auréolés d’une récente victoire en Corse, ils reviennent  au Tour de Belgique après une première expérience enrichissante : « Nous avions été impressionnés et emballés par la qualité de l’organisation ainsi que par la variété des difficultés », explique le rallyman nancéen. « Dès la fin de l’édition 2015, nous nous étions promis de revenir afin d’exploiter les enseignements tirés de cette découverte. »

Le pilote de la Porsche 911 est bien placé pour comparer les rallyes de régularité chez nous et Outre-Quiévrain : « Les épreuves françaises sont plus rapides… et moins compliquées. Ainsi, le menu proposé vendredi soir a de quoi nous effrayer car nous devrons travailler avec des cartes au 1/25.000ème, un système auquel nous sommes peu habitués. Depuis l’an dernier, nous savons  aussi que le moindre détail compte et qu’il faut garder sa concentration jusqu’au bout ; il y a douze mois, nous avons loupé un petit chemin au détour d’un cimetière dans la région de Spa et cela nous a coûté cher. Mais le challenge n’en est que plus intéressant. Par ailleurs, nous attendons avec impatience les courses de côte et les circuits où il sera possible de se faire plaisir. Mais par pitié, ne nous considérez pas comme des favoris : à force de les affronter sur des terrains très variés, nous mesurons le niveau de nos amis belges… qui, en plus, évoluent cette fois à domicile. Disons que nous ferons le maximum pour leur mener la vie dure. »

Du beau monde

Une trentaine de concurrents sont engagés en Marathon et une autre – bonne – trentaine entamera les choses sérieuses samedi matin, après avoir cependant disputé un court prologue le vendredi soir. Là aussi, on trouvera du beau monde et de nombreux prétendants à la victoire. Stéphane Blaise-Marc Sevrin (Porsche 911 SC), Etienne Baugnée-Benoît Rémion (MG B), Jean-Claude Mathoul-Patrick Van Damme (Alfa Romeo Giulia), Michel Cloosjans-Renaud Herman (Porsche 356 Pré-A) et Bruno Guns-Yves Thirionet (Renault 12 Gordini) apparaissent bien placés mais de nombreux outsiders ne pensent qu’à les faire trébucher…

Les participants se retrouveront vendredi matin pour les contrôles à la Peugeot Driving Academy de Nivelles où une « mise en jambes » est prévue dès 14h00. Trois heures plus tard, les voitures seront placées en parc fermé sur la place Lambert Schiffelers à Nivelles d’où elles s’élanceront à partir de 18h20. Le Tour de Belgique 2016 débutera vraiment !