Un vrai rallye mais sans astuces de navigation !

Le Tour de Belgique fait partie intégrante du patrimoine automobile national bien sûr, mais aussi international.

En son temps, l’épreuve a figuré au calendrier du championnat d’Europe et le titre s’y est parfois joué, notamment en 1971 quand le Polonais Zoblieslaw Zasada a définitivement pris l’avantage sur l’Italien Sandro Munari pour cueillir les lauriers… sans conduire. Il avait en effet laissé ce soin au Luxembourgeois Nicolas Koob, plus habitué aux routes belges, et avait disputé le rallye dans le baquet de droite de la BMW 2002 officielle.

Pour tous les goûts

C’est précisément pour permettre au plus grand nombre de passionnés de (re)découvrir cette épreuve légendaire que DG Sport a décidé d’élargir le panel des voitures admises au départ de l’édition 2016 (18-20 novembre). Dans le même ordre d’idées, l’organisateur theutois proposera un parcours où tous les concurrents, qu’ils soient spécialistes de la régularité ou néophytes, trouveront leur bonheur : « Les plus aguerris, inscrits en ’’Marathon’’, auront l’opportunité de montrer leur savoir-faire dès la boucle du vendredi soir », explique Robert Vandevorst le directeur de course. « Celle-ci présentera en effet un bel éventail des difficultés qu’apprécient ces équipages rompus aux exigences de la discipline. Ils auraient toutefois grand tort de s’imaginer que la hiérarchie établie après cette entrée en matière sera définitive. Pour le dire autrement, ils devront se montrer très attentifs durant les deux autres journées de course afin d’éviter toute erreur qui se payera cash… »

Samedi et dimanche, l’ensemble de la caravane suivra un road book en fléché métré, « agrémenté » de nombreuses indications supplémentaires (noms des rues, poteaux de signalisation, etc). Les traceurs ont veillé à ce que l’itinéraire, empruntant des routes en bon état, ne comporte pas d’astuces de navigation et ne tourne pas au jeu de piste. Par ailleurs, les tables de moyenne seront fournies aux équipages avec le road book. Enfin, le découpage, calculé en fonction des impératifs de la circulation au XXIème siècle, prévoit de fréquents arrêts permettant aux participants de se retrouver et d’échanger leurs impressions : « Chaque section débutera et finira par un CH, mais elle ne comportera aucun CH intermédiaire, » précise encore Robert Vandevorst. « Toutefois, le Tour de Belgique reste un vrai rallye et donc une confrontation sportive qui doit couronner les meilleurs. Nous sommes confiants : les lauréats 2016 ne dépareront pas le palmarès ! »

Balade du Tour de Belgique

Précisons pour conclure que DG Sport communiquera bientôt en détail sur une initiative destinée aux propriétaires d’anciennes voitures désireux de s’offrir juste une chouette balade dominicale dans une ambiance… Tour de Belgique, bien sûr.